Bilan de notre séjour au Japon

Voilà déjà 2 mois que nous sommes rentrées de notre voyage au Japon. Il est plus que temps de faire un mini bilan sur ce que j’ai aimé, ce qui m’a moins plu, etc. Petit rappel, c’était notre premier voyage au pays du soleil levant et nous avons passé 28 jours au total. J’avais fait un article sur notre itinéraire détaillé.

Bilan de notre séjour au Japon
Bilan de notre séjour au Japon

Globalement, l’itinéraire que nous nous étions fixé a tenu la route et était plutôt bien équilibré pour une première découverte du Japon. Je n’ai pas la sensation d’avoir passé trop peu de temps dans telle ville ou à tel endroit. Côté visites, nous avons plus ou moins réussi à nous tenir à notre programme. Bien sûr, il y a des choses qui ont été retirées, volontairement ou non car il y a toujours des imprévus. Notamment, nous devions voir le Sengaku-en à Kagoshima (ville au sud de Kyushu), un des plus beaux exemples de jardin japonais, lors de notre retour de l’île de Yakushima. Malheureusement, nous avons dû rester une journée de plus que prévu sur Yakushima car aucun bateau ne circulait à cause de la houle le jour de notre retour. La seconde étape de Kagoshima (seconde car nous avions passé une journée avant d’aller sur Yakushima) a donc été mise à la trappe et nous sommes directement remontées sur Kyoto…

Ce que j’ai apprécié

Pouvoir trouver de quoi manger à toute heure

Au Japon il n’y a pas d’heure pour manger, on trouve des restaurants ouverts à n’importe quelle heure de la journée. Quelques fois on a faim à 11 heures car on s’est levé tôt le matin, d’autres fois, les visites durent plus longtemps que prévues et empiètent sur l’heure du repas alors c’était très agréable de pouvoir trouver de quoi manger quelle que soit l’heure. Pareil, les combini, ces supérettes ouvertes 24h/24 et 7j/7 sont très pratiques. On peut y passer le soir avant de rentrer à l’hôtel sans se soucier de l’heure de fermeture.

La qualité du TGV Japonais

Il n’y a rien à redire sur le Shinkansen, l’équivalent du TGV au Japon. Les trains sont très fréquents, ponctuels, propres et bien entretenus. De plus, les sièges sont inclinables et on a beaucoup d’espace ce qui fait qu’il est très agréable de prendre le train au Japon, même si le trajet dure plusieurs heures.

Ce qui m’a frappé

La gentillesse des japonais

On en parle tout le temps et j’avais été prévenue mais je ne m’attendais pas à autant de gentillesse, de service, d’amabilité de la part des Japonais. A 2 reprises, lorsque nous étions un peu perdues pour trouver notre hôtel, en plus de nous proposer leur aide, on nous a carrément amené devant l’hôtel. La première fois, c’était le jour de notre arrivée à Tokyo, le Japonais a fait un détour de 20 minutes pour nous y amener (car on allait à l’opposé de là où il allait). La seconde fois et c’était toujours à Tokyo (mais dans un autre quartier), le Japonais, ne connaissant pas l’hôtel où on allait, a appelé la réception pour savoir où l’hôtel se situait avant de nous y conduire.

Ce qui m’a déçue

Ma grosse déception du séjour est de ne pas avoir vu le symbole du Japon, le mont Fuji. Nous avons fait une excursion au lac Kawaguchiko mais malheureusement le temps n’était pas de la partie et le Fujisan n’a pas montré un seul bout de son nez. Déception d’autant plus grande que nous avons fait 4 heures de train aller-retour dans une journée pour aller observer le mont Fuji de près… En guise de (petite) consolation, on a pu apercevoir le haut du Fujisan de très loin lorsque nous sommes montées au 45é étage de la mairie de Tokyo.

Ce qui ne m’a pas trop plu

Autorisation de fumer dans les restaurants

C’est un point qui plaira à certains et pas à d’autres ! N’étant pas fumeuse et supportant difficilement la fumée de cigarette, l’autorisation de fumer dans les restaurants est le point négatif que je retiens. Dans certains il y avait des zones fumeurs/non fumeurs mais dans d’autres, surtout dans les petits bars où l’on mange des yakitoris par exemple, c’était complètement enfumé.

Le reniflement des Japonais

Les Japonais ne se mouchent pas et reniflent, c’est comme ça. Ils doivent être choqués quand ils nous voient se moucher et nous on est surpris de les voir renifler… tout le temps. On s’y fait mais j’avoue que ce n’est pas très agréable dans le métro ou dans l’avion d’entendre une personne renifler toutes les 15 secondes !

Ce que je retiens

Le Japon est un pays merveilleux que je conseille à tous les voyageurs. Après y avoir goûté, on n’a qu’une envie c’est d’y retourner !

Saya Zamurai, de Matsumoto Hitoshi

Une des façons de découvrir le Japon depuis la France peut être d’aller au cinéma. Mais ce n’est pas toujours évident je l’admets car peu de salles passent les films japonais, et celles-ci sont souvent concentrées à Paris… Pour ceux qui ont la chance d’y habiter ou d’être à proximité, le film Saya Zamurai de Matsumoto Hitoshi passe encore dans quelques salles, et il est à ne pas manquer !

Matsumoto Hitoshi a commencé sa carrière à la télé, un peu à la manière de Kitano Takeshi, et cela se ressent dans Saya Zamuraï : le côté déjanté et un peu loufoque des sketchs de la télé japonaise est bien présent.

Pourtant, le scénario paraît plutôt sérieux : à l’époque des samouraïs, un père s’occupe de sa fille, alors que la mère vient de décéder. Suite à ce triste événement, le père a perdu l’envie de se battre et a laissé tomber son sabre. Ils croisent malencontreusement la rotue d’un clan qui le fait prisonnier. Il a 31 jours pour faire rire le fils du seigneur local, sinon il se fera exécuter…

Ce sont ces défis qui font réellement penser à la télé japonaise. Ce sont aussi eux qui constituent, avec la séquence d’entrée assez “tarantinesque”, les vrais moments d’hurmour du film. Le reste est très mélancolique et marqué par la culture japonaise et notamment le sens de l’honneur des samuraïs. Nul doute que les occidentaux qui ne sont pas familiers avec cette culture auront du mal à comprendre certaines paroles difficiles de la petite fille envers son père par exemple.

Saya Zamuraï s’avère donc être un très beau film, doux-amer et très ancré dans la culture japonaise, sans être inaccessible. Un moyen idéal donc de découvrir le cinéma japonais moderne.