L’appendicite préventive avant le tour du monde

Si vous aussi vous preparez votre départ, viendra le moment de vous poser la question de l’appendicite. Dois-je me faire opérer de façon préventive ou non ? Quels sont les risques liés à l’ablation préventive de l’appendice ?

Des avis divergeants

La crise d’appendicite est une urgence abdominale difficile à diagnostiquer car les symptomes sont communs à beaucoup d’autres problèmes. Une crise d’appendicite non soignée peut entrainer une occlusion intestinale et dans des cas extremes la mort. Pour ces raisons l’ablation de l’appendice a été plébicité pendant nombre d’années.  Or, l’appendicite n’est pas une intervention sans risque. La question est donc de savoir quel est le plus risqué entre une ablation préventive et une crise en haute mer, ou en zone isolée.

La recherches medicale

Les recherches en la matière datent pour la plupart de plus de 15 ans et les avis médicaux ne sont pas forcément dévoués à une cause ou à une autre. En revanche,  une thèse de 2006 rédigée par F. Entine http://www.stw.fr/Download/AppendiciteEnMer.pdf, sous la proposition du Docteur Jean-Yves Chauve, traite justement des cas précis des crise d’appendice dans des lieux isolés. Divers organismes ont alors été sollicités pour répondre à un questionnaire: l’association sail-the-world, les coureurs à la voile au large, la Marine Nationnale Française, ainsi que le CCMM de Toulouse (qui traite en moyenne 2 cas d’appendicite en mer par an).

Conclusion des recherches

Il ressort de ces recherches que la probabilité de faire une crise d’appendicite en zone isolée est de 5 pour 1000 alors que le risque d’occlusion intestinale suite à l’intervention chirurgicale préventive est de l’ordre de 1.5 pour 1000. En revanche, apres une occlusion, l’intervention chirurgicale est urgente et doit avoir lieux dans les heures qui suivent, ce qui est à prendre en considération en mer. L’isolement est donc un facteur de risque majeur.

Que faire en cas d’une probable crise d’appendicite en mer ?

Les symptomes sont, comme chacun sait, une forte douleur de l’abdomen, en bas à droite.

Dans ce cas, il existe des traitements antibiotiques qui permettent de retarder les effets de la crise et d’attendre les secours: l’amoxicilline, l’acide clavulanique,  le métronidazole et le ceftriaxone. Ces medicaments sont bien connus des médecins. Quoi qu’il en soit, mieux vaut un traitement excessif qu’un traitement tardif, et il ne faut pas hésiter à joindre un medecin par téléphone ou BLU qui appliquera certainement le principe de precaution.